Thursday, May 13, 2010
Carnet
Monday, May 10, 2010
Une (autre) histoire de pêche !
Sunday, May 09, 2010
National Post

Et voilà, je suis revenu il y a quelques heures du TCAF. C'était fantastique ! Parlez-moi d'un festival de BD qui a de la classe et qui sait se rendre incontournable. Merci aux organisateurs (Brad, Peter et tous les autres) pour leur super accueil ainsi qu'à Andy Brown, Joe Ollmann, Ian Sullivan Cant et toute l'écurie Conundrum Press pour votre gentillesse. Merci aussi à tous ces gens qui ont acheté un exemplaire de Ruts and Gullies en prenant la peine de me dire quelques mots en français. Je suis très touché par la délicatesse dont vous avez fait preuve à mon égard. En attendant la suite, voici une entrevue que j'ai eu l'honneur de donner au National Post pour l'occasion :
http://network.nationalpost.com/NP/blogs/afterword/archive/2010/05/01/toronto-comic-arts-festival-2010-philippe-girard.aspx
Wednesday, May 05, 2010
La Godasse
Une bonne entrevue avec Sophie Ginoux au sujet de Tuer Vélasquez en particulier et de ma démarche d'auteur en général. Je suis toujours heureux de constater que des filles aussi lisent de la BD : http://www.lagodasse.net/spip/spip.php?page=archive2&id_article=444&id_rubrique=3
Saturday, May 01, 2010
Chère Karine

Mon amour,
Je me fais violence en t'écrivant ces quelques lignes. Chaque mot arrache à mon cœur meurtri une souffrance supplémentaire.
Tu le sais, les conditions de mon installation au pays des coureurs de bois sont précaires : logis modeste, maigre pitance et fréquentations douteuses. Tel est mon lot depuis soixante jours. N'eût été des quelques gestes de tendresse que tu as eus pour moi lors de ta dernière visite, nul doute que j'aurais péri dans d'atroces souffrances.
Pourtant, et en dépit de l'indigence extrême dans laquelle on me maintient, mes yeux horrifiés se sont attachés à la vue sinistre que m'offre l'unique fenêtre de mon cachot. Ces arbres crochus, qui ont vu mourir tant de braves hommes au bout d'une corde, interpellent mon regard. Ils me parlent d’une existence terrible, certes, mais ô combien vraie. Ainsi, chaque fois qu'un loup affamé rôde autour de ma cabane, je ressens l'appel de la forêt. Oui, sans doute cela explique-t-il la nature du mal qui m'afflige : je suis devenu une bête moi-aussi, comme eux, comme les autres. À force de combat désespérés et de luttes animales, ma peau (ici on dit couenne) a pris de l'épaisseur. Mes mains, naguères délicates et fragiles, sont caleuses et rudes. J’ai pris de l’étoffe.
Toutes ces raisons m’ont convaincu de rester ici, parmi les parias et les sauvages. Inutile de crier, de pleurer, de hurler, j'entends ta souffrance et je la ressens jusque dans ma chair. Mais la vie sophistiquée que j'ai connue en France ne sied plus à l'animal que je suis devenu. Sans ma ration quotidienne de bagarre, je deviendrais vite une menace pour mes semblables (quoique j'hésite à considérer l'espèce humaine comme mienne tant j'ai changé). Ces mots seront donc les derniers que je t'adresserai à titre d'enfant du Christ. Car si Dieu a fait l’homme à son image, il a dit à l’homme de dominer les bêtes. Une bête, voilà bien ce que je suis désormais. À partir de demain, j’abandonnerai mes biens et j'irai vivre dans les montagnes avec le reste de la meute : Mikael, Francis et Djief. Je sais les réserves que tu entretenais au sujet de ces impies, mais dans ce monde sans foi ni loi où seuls les plus forts survivent, la Croix n’offre guère de salut. Trop souvent, elle marque l’endroit où le chasseur a tendu son filet, l’arme au poing.
Quant à toi, ma chérie, continue ta vie, trouve un homme qui saura t'aimer (un peu) et oublie moi. Le Vincent que tu as connu n'existe plus. Il meurt avec les derniers mots de cette lettre.
Adieu.
V
Friday, April 30, 2010
Wednesday, April 28, 2010
TCAF

Un petit mot pour vous dire que je lancerai la version anglaise des Ravins (Ruts and Gullies, chez Conundrum Press)les 8 et 9 mai prochains à Toronto dans le cadre du Toronto comics and arts festival. Vous voulez une dédicace ? Voici mon horaire officiel :
Samedi : 10h à 11h
Dimanche :13h à 14h
Si pour me trouver parmi les auteurs présents vous cherchez un gars qui a de grosses lunettes, vous devrez chercher mieux. À partir de demain, c'est fini les lunettes !
Tuesday, April 27, 2010
En anglais !
Tuesday, April 20, 2010
encan


Dans le cadre de l'exposition Bret Branigan (qui se déroule encore jusqu'au 25 avril au Cercle) un encan est organisé. Chacune des 15 oeuvres exposées est mise à l'encan au prix de départ de 100$, l'idée étant de récolter des fonds pour le Festival de la BD de Québec. Si jamais vous êtes intéressés par l'une des toiles, allez sur le site du festival pour miser : http://fbdfq.com/encan
Monday, April 19, 2010
Wednesday, April 14, 2010
La Gallery





Dès à présent, une dizaine de mes planches originales sont en vente à la Gallery (4109, rue St-Denis, Montréal ou au www.lagallery.ca). Il y a trois pages tirées de Tuer Vélasquez, une page des Ravins, une page de Histoire de pêche, une page inédite et quelques strips de Béatrice. Les prix varient entre 50$ et 250$.
Tuesday, April 13, 2010
Saturday, April 10, 2010
Deuxième tirage
Thursday, April 08, 2010
Les héros de notre enfance
Wednesday, April 07, 2010
Au sujet de Tuer Vélasquez
Cher lecteur, chère lectrice,
C’est toujours quand je ne m’y attends pas que tu me surprends. Alors que la plupart du temps, j’ai l’impression d’écrire devant le vide infini ou pour des amis imaginaires, tu m’envoies un mail que je n’attendais pas et qui me redonne de l’énergie. Merci !
Maintenant, pour répondre à ta question, je ne veux pas révéler la vraie identité du prêtre dont il est question dans Tuer Vélasquez. Ce n’est pas que je crains quelques représailles, mais seulement, j’avais décidé que mon livre ne serait pas un règlement de comptes et je tiens à honorer cet engagement. De toute manière, si tu lis les journaux, tu n’auras pas besoin de moi pour retracer l’individu en question. Il est partout, même dans la presse parisienne.
Oui, j’ai reçu des menaces (à l’époque), j’ai eu très peur quand la police est venue vers moi pour entendre mon histoire, je dois encore vivre avec les regards quand je monte dans l’autobus (aujourd’hui) et lorsque je parle à un journaliste, je me sens comme une bête de cirque. Parfois, on murmure aussi dans mon dos. Je n’ai ni les moyens, ni les ambitions d’une rock star, donc je continuerai à prendre les transports en commun et à vivre avec le poids des regards. C’est sans doute là le prix à payer pour avoir voulu raconter une histoire crédible et honnête. Surtout honnête.
Ce qui me fait le plus mal, ce n’est d’ailleurs pas de devoir cohabiter avec ce nouveau statut d’objet volant clairement identifié. Non, le plus dur, c’est de penser que pour certains, ce livre en est un comme les autres. Quand on met sa tête sur le billot, on n'en sort jamais indemne. Vois-tu, cher(e) lecteur(trice), la grande leçon de cette expérience humaine et sociale est très simple : nous vivons dans une époque de barbares. Les calamités se succèdent à un rythme effrayant et les gens oublient très vite. D’ici peu, un nouveau scandale éclatera et il éclipsera tous les autres. Toi, moi, nos parents, nos voisins, nous serons tous interpellés par le prochain drame de l’heure et la sphère de nos pensées s’écartera lentement de son point d’intérêt actuel.
Ce jour-là, je pourrai sans doute recommencer à prendre l’autobus comme tous les quidams de la terre, en anonyme. Comme avant.
C’est toujours quand je ne m’y attends pas que tu me surprends. Alors que la plupart du temps, j’ai l’impression d’écrire devant le vide infini ou pour des amis imaginaires, tu m’envoies un mail que je n’attendais pas et qui me redonne de l’énergie. Merci !
Maintenant, pour répondre à ta question, je ne veux pas révéler la vraie identité du prêtre dont il est question dans Tuer Vélasquez. Ce n’est pas que je crains quelques représailles, mais seulement, j’avais décidé que mon livre ne serait pas un règlement de comptes et je tiens à honorer cet engagement. De toute manière, si tu lis les journaux, tu n’auras pas besoin de moi pour retracer l’individu en question. Il est partout, même dans la presse parisienne.
Oui, j’ai reçu des menaces (à l’époque), j’ai eu très peur quand la police est venue vers moi pour entendre mon histoire, je dois encore vivre avec les regards quand je monte dans l’autobus (aujourd’hui) et lorsque je parle à un journaliste, je me sens comme une bête de cirque. Parfois, on murmure aussi dans mon dos. Je n’ai ni les moyens, ni les ambitions d’une rock star, donc je continuerai à prendre les transports en commun et à vivre avec le poids des regards. C’est sans doute là le prix à payer pour avoir voulu raconter une histoire crédible et honnête. Surtout honnête.
Ce qui me fait le plus mal, ce n’est d’ailleurs pas de devoir cohabiter avec ce nouveau statut d’objet volant clairement identifié. Non, le plus dur, c’est de penser que pour certains, ce livre en est un comme les autres. Quand on met sa tête sur le billot, on n'en sort jamais indemne. Vois-tu, cher(e) lecteur(trice), la grande leçon de cette expérience humaine et sociale est très simple : nous vivons dans une époque de barbares. Les calamités se succèdent à un rythme effrayant et les gens oublient très vite. D’ici peu, un nouveau scandale éclatera et il éclipsera tous les autres. Toi, moi, nos parents, nos voisins, nous serons tous interpellés par le prochain drame de l’heure et la sphère de nos pensées s’écartera lentement de son point d’intérêt actuel.
Ce jour-là, je pourrai sans doute recommencer à prendre l’autobus comme tous les quidams de la terre, en anonyme. Comme avant.
Festival de la BD
C'est aujourd'hui que débute le festival de la BD francophone de Québec. Pour ceux que ça pourrait intéresser, je serai en dédicace vendredi de 19 h à 21 h et samedi de 10 h à midi au stand Hachette pour dédicacer Tuer Vélasquez (et mes autre livres si vous me le demandez gentiment). Dimanche, j'aurai également le privilège de participer à une table ronde en compagnie de l'illustrissime Michel Rabagliati. Ce sera de 14 h à 14 h 45 sur la scène qui jouxte les kiosques du Festival dans l'enceinte du Salon du livre.
Saturday, April 03, 2010
Vernissage réussi !
Friday, April 02, 2010
Tout le monde s'en fout !
Si vous êtes un habitué du Canal VOX, peut-être avez-vous regardé la dernière de Tout le monde s'en fout. Si c'est le cas, vous savez que Leif Tande et moi-même y avons donné une entrevue la semaine dernière sur l'état des lieux en BD au Québec.
Nous y parlons aussi un peu de Tuer Vélasquez et de Molécule. Pour les autres, c'est ici :
http://vimeo.com/10511075

Avec nos amis Djief et Thomas-Louis Côté, nous avons aussi donné une entrevue à l'émission Mise à jour. Décidément, la BD est dans l'air du temps !
http://fr.video.canoe.tv/video/actualit%C3%A9s/mise_%C3%A0_jour/1915439420/
PS
N'oubliez pas le vernissage de l'expo Bret Branigan ce soir au Cercle !
Wednesday, March 31, 2010
Exposition Bret Branigan : rappel !

Vous qui avez connu la grande époque du fanzine Tabasko !, tremblez ! Un événement d’envergure internat…euh, locale se prépare pour souligner le retour de son plus grand héros.
En effet, Bret Branigan reprend du service du 2 au 24 avril, au Cercle ! Une exposition mettant en vedette l'étoile de Scotland Yard vous y attend dès vendredi. Quinze artistes ont reçu le mandat de terminer sur un canevas de 30 x 40 une BD que Djief, Leif Tande et moi-même avons concotée à six mains pour le plaisir de vos yeux. Le vernissage aura lieu le 2 avril, au Cercle en formule 5 à 7. Chacun des quinze tableaux est mis en vente dans un encan silencieux. Les enchères débutent à 100$.

Mon tableau s'intitule 'Bret fromage fondu'(en voici une portion). Venez en grand nombre et passez le mot à vos amis !
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